Le Fourquet

On connaissait les niniches de Quiberon, les menhirs de Carnac, les biscuits de la Trinité. Il y a maintenant la bière Saint-Goustan. Issu de l’industrie pharmaceutique, Gilles Druart a donné une nouvelle impulsion à sa vie professionnelle. En avril, la brasserie du Loc’h ouvrira ses portes à Crac’h, près d’Auray.

Depuis cet été, dans les rayons des boutiques spécialisées du pays d’Auray et dans les bars, est apparu un nouveau nectar malté : la Saint-Goustan. Une blonde et une rousse. Des bières 100 % naturelles, pur malt, non filtrées. Une blanche fera son apparition en courant d’année. Son papa, Gilles Druart, est un Alréen d’adoption. Il s’est installé là il y a trois ans, car son épouse, originaire de la région, souhaitait y revenir. Il est tombé amoureux du port alréen. Dans un premier temps, cet homme de 54 ans a fait ce qu’il a toujours su faire depuis le début de sa carrière : de l’ingénierie. « Mais j’ai eu envie de saisir une nouvelle opportunité professionnelle ». Il se lance alors, en parallèle, dans un projet qui germait déjà dans sa tête depuis au moins cinq ou six ans. La visite d’une brasserie en Belgique a été un véritable déclencheur.

Un test à Dinan
Banco. Son dossier prend forme. Il suit des formations à l’Institut français des boissons de la brasserie et de la malterie, mais aussi des stages dans divers établissements. « Et je me décide à me lancer et à apporter au pays d’Auray sa brasserie artisanale ». Actuellement, ses premiers brassins sont fabriqués à Dinan. « Je voulais d’abord tester le produit », explique le chef d’entreprise. Conditionnée à Auray, la bièresera très prochainement fabriquée sur place. La brasserie du Loc’h devrait ouvrir ses portes fin avril 2008, sur un espace de 250 m², zone de Mané Lenn à Crac’h. « Je proposerai des visites de la brasserie, il y aura également une boutique. » Montant total de l’investissement : 200.000 euros.
300 hectolitres
Dès sa première année, Gilles Druart vise les 300 hectolitres de fabrication (il a écoulé 12.000 bouteilles depuis le lancement du produit en août). Le tout supporté par lui seul, puisqu’il est actuellement son unique employé. Il espère pouvoir créer deux autres emplois. D’ores et déjà cet été, il fera appel à de la main-d’œuvre saisonnière. Le nouveau brasseur espère étendre son réseau de distribution, dans le Grand Ouest dans un premier temps, voire développer la vente via le net. Et devenir avant tout une référence en tant que produit régional breton.

Valérie Le Moigne
Source: http://www.letelegramme.com

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